balakirev
BALAKIREV M.

1837-1910. Mily Alexeпevitch Balakirev est né а Nijni-Novgorod en 1837. Né de parents peu fortunes, il est attire des l'enfance par la musique mais ne disposant que de très peu de ressources materièlles, il ne pourra prendre en tout que dix lessons de piano aupres d'un remarquable professeur : Dubuc. A seize ans, il fait la connaissance d'Oulybychev, riche mélomane auteur de la première biographie de Mozart qui dispose d'un orchestre reduit. Il confie а Balakirev des travaux de copie, d'arrangements, puis finalement la direction de son orchestre. De manière purement empirique mais avec beaucoup de facilite, le jeune musicien parvient а acquérir les bases de son futur métier de compositeur. Il dirigue les partitions des grands maîtres, les étudie minutieusement. En 1855, il aura l'occasion de rencontrer Glinka, grand musicien précurseur de la musique russe.

Sa vocation est alors toute tracée. Fort de toutes ces connaissances, il gagne St Pétersbourg et s'entoure d'un groupe de musiciens autodidactes comme lui qui deviendra le fameux groupe des cinq compose de Cui, Moussorgski, Borodine et Rimski-Korsakov. Balakirev est l'ame de ce groupe même s'il n'en est pas le meilleur compositeur. En général, il supervise et le cas écheant corrige le travail de ses amis compositeurs. Ce groupe s'impose sur la scène musicale russe des 1860. Malgre une autorité et une "aura" certaines, il sera lвchй "par sa couvée" selon sa propre expression. Il se consacre alors а l'organisation de concerts qui sont autant de fiascos. Par dépit, il devient chef de gare pendant 5 ans.

A partir de 1862, il parcoure le Caucase et la Crimée et compile nombre de pages de musique folklorique. La même année, il refuse la direction de la Société musicale russe et fonde а Saint Pétersbourg, une école de musique. Bien que très exigeant vis а vis de ses camarades, Balakirev compose très lentement. Il mettra ainsi pres de vingt ans а écrire Thamar, un poème symphonique dont l'audition dure environ vingt-cinq minutes ! Sur le plan musical, il laisse néanmoins un catalogue important.

Les années 1860 furent fécondes : seconde Ouverture sur des thèmes russes (1864), Ouverture Tchèque (1867), Islamey (1869), fantaisie pour piano qui est une des rares oeuvres jouées de nos jours. Il a composé aussi deux symphonies, une Ouverture espagnole, une musique de scéne pour le Roi Lear, un grand nombre de valses, nocturnes, scherzos, mazurkas pour la piano. Thamar, termine en 1882, est sa plus grande composition avec Islamey. Toutes ces piéces sont dans le prolongement de l'oeuvre de Glinka.